Jean-Louis, membre du CAP72, est l'heureux propriétaire d'une magnifique

type E ....

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A l'occasion des 50 ans de la type E il nous fait un rappel historique agrémenté de 2 superbes photos du modèle qui sera la vedette du prochain British Welcome de saint Saturnin....le 10 juin prochain.

La  JAGUAR « E TYPE »  a 50 ans

 

 

                        Depuis 1948, JAGUAR  fabriquait la série des « XK », créé pour sortir le moteur du même nom, mis au point pendant la guerre, alors que «  la Mark 7 »  n’était pas prête  pour le recevoir. Le succès des XK avait été fulgurant, surprenant même pour William

LYONS qui ne s’y attendait pas. En 1950, il fur décidé  de créer la « C Type » pour courir au Mans, avec le moteur XK 3litres 4. Dès 1951, elle remporta sa première victoire au Mans.

Cette voiture, conçue pour la course, avait déjà le capot monobloc qui permettait l’accès direct à toute la mécanique.

Victoire encore en 1953 et 1954  (54 exemplaires produits)

C’est alors que la « D Type » équipée d’une cellule porteuse et d’un chassis tubulaire à l’avant du pare feu. Le capot est toujours d’une seule pièce. Victoires  en 55 et 56 !

Pendant ce temps, l’ « XK 150 » est proposée aux clients mais elle est de conception dépassée après 1955.

Un prototype « E1A » sort des ateliers en 1957, avec un moteur de 2 litres 4 et une suspension arrière à roues indépendantes.  Bien que performante, elle ne donne pas entière satisfaction, et JAGUAR sort un proto intermédiaire « E n°2 car », puis « E2A », très proche de ce que sera la « E type » que Briggs Cunningham engagera au Mans  en 1960 (abandon sur casse moteur à la dixième heure.

Après ces expériences utiles l’usine présente en Mars 1961 au salon de GENEVE, deux « E type », dont un coupé resté célèbre 9600 HP.

           

            Les célébrités s’emparent de cette voiture, issue de la course, mais conçue pour les amateurs : Jacques CHARRIER, Bernard CONSTEN, Françoise SAGAN, Salvador DALI (qui la déclarait  « Phallllique !!!)  Tony CURTIS,  pour ne citer que des Européens proches.

            De 1961 à mi 1964, elle est armée du moteur 3litres8  issu de la « C type »

            En 1964, la cylindrée passe à 4litres2, au bénéfice du couple et de la souplesse.

            Puis les Américains exigent une voiture dépolluée : on leur fournit des voitures avec deux carbus « stromberg » développant  190 CV au lieu de 265 avec les 3 « SU ». Pour retrouver, malgré la dépollution, la puissance initiale, l’usine met au point le moteur V12 de 270Cv, dans la « série3 » allongée de 20cm.

            La dernière des 72520 « E Type » sort des chaines en 1973, après une carrière de 12 ans.

            Sur les circuits, la « E Type » se confrontait, sans succès sauf une fois en Angleterre, à la FERRARI 250 GTO.  Si les deux faisaient jeu égal en ligne droite et sans les courbes, la « E » avouait une faiblesse au freinage : ses disques arrières, accolés au pont, refroidissaient mal, il fallait donc ralentir plus tôt pour aborder les virages.  La 250 GTO était donc supérieure. Mais ce jugement n’est pas une condamnation mais au contraire un compliment, car la JAGUAR était une voiture de sport, contrairement à la GTO qui était une voiture conçue pour la course, et produite, de ce fait, à 37 exemplaires seulement.

            Avant de conclure, il convient de dire que la « E type » est très agréable à conduire : la tenue en virage est excellente, grâce à la répartition quasi-égalitaire des poids avant et arrière,

La direction est souple, et la voiture légère (trop au dessus de 200 !)  en partie à cause de ses pneus étroits (185). Les accélérations sont très honnêtes pour l’époque, avec 0 à 100 en 6s7

            Elle est fantastique à conduire sur piste !

            La « E » n’est pas une voiture rare, grâce à son importante production, par conséquent, elle affiche un prix abordable pour les qualités présentes (Aucune comparaison avec Ferrari SWB, Aston DB 4 ou 5, etc). De plus, toutes les pièces existent et sont refabriquées, sans doute grâce au volume de son marché.

            A bientôt sur la route ou la piste.

            Amitiés

                                                                     Jean-louis Morier

 


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